INTRODUCTION
   

 

 

La grande guerre de 1914-18 mobilisa en masse.

A Ectot, sur une population qui ne dépassait guère les 300 habitants, 45 partirent au combat, 15 (1 sur 3) dont les noms figurent sur le Monument aux Morts, furent tués par l’ennemi. Les survivants décidèrent de créer une association et c’est le 23 novembre 1922 qu’elle fut officiellement fondée (Président : Emile Théroulde - Secrétaire—Trésorier : Auguste Bertin  -  Porte-drapeau : Louis dit Charles Guérin).L’association compta jusqu’à 40 adhérents, dont à l’origine un ancien combattant de la guerre de 1870 : M. Victor Bertin. Les années passèrent et vinrent s’ajouter les combattants de la 2ème guerre mondiale (env. 35 mobilisés dont 2 furent tués au combat) Dans les années 75/80 disparurent les derniers survivants de la 1ère guerre mondiale (MM. Ernest Bonzant, Jules Lecarpentier, Isidore Lecointre) En 1997, nous quittait  le dernier survivant  de 39-45, M. André Duramé à l’âge de 86 ans.

En 2009, Julien Hinfray quittait le rang des Anciens Combattants d'Algérie. Ne restent plus aujourd’hui que : MM. Claude Duramé et Jacques Courvalet. Ils perpétuent le souvenir de ceux qui ont donné leur vie pour que nous puissions vivre aujourd’hui dans un monde libre.

Les dates qui ont marqué l’existence de l’association : 1922 mise en place de la stèle de granit du monument aux morts et création la même année d’une société de musique « La Grenadière » qui suivra les manifestations des Anciens Combattants jusqu’à sa dissolution en 1968.

La Grenadière fut fondée le 8 octobre 1922 par MM. Georges Squivée et Verchel dans le but de "distraire la jeunesse, de la maintenir à la campagne et de former trompettes, clairons et tambours pour l'armée"

1945 l’association regroupe les Anciens Combattants des 2 guerres. Les Anciens Combattants d’Algérie rejoignent l’association ainsi que ceux des conflits d’Indochine.

2003 L’association procède à la rénovation de 5 tombes de soldats « Mort pour la France » MM. Edmond Adam, Emile Moulin, Jules et Louis Osmont, Ernest Pestrimaux (1914 / 1918) et Norbert Prévost (39 / 45). Sacrifiant ses dernières ressources, l’association fut aidée financièrement par une subvention exceptionnelle de la part de la commune et par une aide très importante  du Souvenir Français

 

 
2018
   

 

Cette année 2018, la commémoration du centenaire de l'Armistice fut un temps fort dans la vie de l'association et les participants s'y montrèrent beaucoup plus nombreux qu'aux autres années. Qu'ils en soient chaleureusement remerciés. Tous réunis devant le monument aux morts, l'émotion était intense, appel des noms des soldats morts au champ d'honneur pour la France, minute de silence et vibrant chant de la Marseillaise sans oublier la gerbe qui fleurit pour un temps le monument des glorieux martyrs. La pluie, elle-même, s'était invitée, sans empêcher pour autant le président de s'exprimer en ces termes: évidemment, ce 11 novembre 2018 n’a rien de comparable aux autres anniversaires qui ont marqué la fin de la Grande Guerre. Aujourd'hui, nous en commémorons le centenaire ! A onze heures, précisément, les clairons de tous les champs de bataille, sonnaient la fin des hostilités. Quel soulagement pour nos malheureux soldats, du moins pour les survivants de ces quatre années d'enfer. Pour la France, pour les alliés de la France, c'était le cri de la victoire. L'Allemagne et toutes les nations qu'elle avait entraînées avec elle, déposaient les armes. On arrêtait de s'entretuer....enfin ! Mais la victoire était chèrement acquise, très chèrement acquise. L'heure était au bilan, et quel bilan ! Terriblement éprouvée, la France sortait littéralement exsangue. La guerre qui s'était déroulée pour une large part sur son territoire, laissait derrière elle, des ruines. Dix départements étaient ravagés, des villages entiers avaient disparu à tout jamais. Ils n'ont pas été reconstruits. On les appelle aujourd'hui, Villages Morts pour la France. Que de monuments, que d'églises, que de cathédrales dévastés, anéantis ! Tout était à reconstruire. L'Allemagne paiera, avait-on coutume de dire, bien sûr, mais avec quel argent? toute aussi saignée que la France. Nous avons donc été bien obligés d'attendre, et les années ont passé, puis Hitler est arrivé au pouvoir et avec lui, la fin de tout espoir de réparation.

Relever de ruines matérielles, c'est une chose, mais se relever d'une hécatombe de vies humaines, on ne le pourra jamais. On ne remet pas à la vie près d'un million et demi de morts, on ne guérit pas non plus, d'un coup de baguette magique, plus de trois millions d'estropiés. Le voilà le bilan de la guerre ! Des générations entières, des gosses de 20 ans, 19 ans quelquefois, sacrifiés sur l'autel de la Patrie. Songez que la guerre a duré quatre ans et trois mois, soit 1560 jours et que, chaque jour, en moyenne pour le seul côté français, la guerre tuait 891 soldats. A Ectot, sur une population de 300 habitants en 1914, 17 sont morts au combat et une trentaine d'autres sont revenus plus ou moins blessés.

Tout-à-l'heure, en ouverture de cérémonie, j'ai donné lecture, année après année, des Ectotais morts pour la France. En ce jour, centenaire de l'Armistice, je me fais un devoir de revenir par devant eux. Il ne faut surtout pas que leurs noms tombent dans la nuit froide de l'oubli. Ils habitaient ou tel hameau, telle rue, celui-là même, celle-là même, où nous vivons actuellement. Ils sont partis à la guerre, ils ont fait face à l'ennemi, ils sont tombés. Leur mort, c'est tel jour, tel mois, c'est aussi tel endroit de la Meuse, de l'Aisne, de la Marne, des Ardennes ou encore de Somme, département plus proche de nous.
C'est ainsi, qu'en 1914, nous te retrouvons :

· ROBERT FREBOURG. Tu habites, à l'époque, Chemin du St Sacrement, bien sûr, tu ne sais pas qu'on allait donner ce nom à ta ruelle. Mais, qu'importe, ta maison, aujourd'hui, c'est M. Jean-Marie Bouteiller qui l'occupe. A 20 ans tout juste, tu es soldat au 94ème Régiment d'infanterie et la mort te frappe en Belgique, à Streenstaate, petite commune proche d'Ypres, le 22 novembre 1914. Robert, tu es notre premier Ectotais, mort pour la France. La liste des tués se poursuit de façon dramatique en 1915 avec 5 nouveaux décès.


· JULES OSMONT habite à Valleville, une maison aujourd'hui disparue. Peut-être, était-elle entre la cour actuelle de M.Bouteiller et la maison de M. et Mme Canu, rue des Mares? Jules, ouvrier agricole de son état, a une trentaine d'années. Après un an de guerre, il est victime, comme beaucoup d'autres, d'une attaque aux gaz, le mortel yperite ou gaz moutarde. On le renvoie chez lui, mais il est trop tard, Jules, les poumons brûlés, décède à Ectot le 17 septembre 1915.


· HENRY SIBILLE. Une semaine plus tard, c'est un nouveau deuil qui frappe notre commune. Le sergent Henry Sibille, 36 ans du 129ème Régiment d'infanterie est tué à l'ennemi à la Neuville-St Vaast, département de la Meuse, le 25 septembre 1915. Henry, tu étais notre maître d'école et nous gardons de toi, ta belle écriture sur les actes d'état-civil ainsi que sur les comptes-rendus des réunions du conseil municipal des années d'avant la guerre, en ta qualité de secrétaire de mairie.


· MARCEL FRESEL. Trois jours plus tard, terrible nouvelle, c'est encore un soldat tué. C'est Marcel Frésel du 82ème Régiment d'infanterie. Pauvre Marcel, il a tout juste 20 ans, 20 ans comme Robert Frébourg, et cruelle coïncidence, comme  Robert Frébourg, il habite sous le même toit, la même maison chemin du St Sacrement.

· EMILE MOULIN. Toujours et encore, à cette même époque, on ramène chez lui, à la boulangerie, Emile Moulin, gazé comme l'avait été Jules Osmont. Et comme son infortuné camarade, Emile ne peut guérir. Après d'horribles souffrances, il décède chez lui le 20 novembre 1915.

 · HENRI BENARD. Nous n'avons malheureusement pas pu avoir de renseignements sur le décès du soldat Henri Bénard, mort au champ d'honneur pour la France et considéré comme disparu lors des combats de la fin de l'année 1915. L'éclatement proche d'un obus pouvait volatiliser le corps d'un soldat ou même l'enterrer vivant...Henri Bénard habitait la maison de M. et Mme Basille non loin de l'église.

· ALFRED SAMSON. L'année 1916 est malheureusement tout aussi meurtrière. Le 10 février, à Fouilloy, dans la Somme, le soldat Alfred Samson, de son vrai nom Henri, meurt des suite de ses blessures dans l'ambulance qui le dirigeait vers un hôpital. Alfred avait seulement 22 ans. Alfred habitait  à Valleville la maison qu'occupe actuellement M. Delabarre.

· ALBERT JOUANNE. C'est encore au mois de février, le 22, qu'Albert Jouanne trouve la mort, face à l'ennemi, à La Ville, département de la Meuse. Né à Ectot en 1891 dans une maison aujourd'hui disparue près de la mare, Albert venait d'avoir 25 ans.

· LEON FREBOURG. Si quelques mois se passent sans mauvaises nouvelles, le mois d'octobre endeuille une fois encore la commune. Léon Frébourg, frère de Robert est tué le 13 octobre 1916 à Bouchevesnes dans la Somme lors de l'une de ces attaques qui, hélas, n'apportaient rien.

· GEORGES BEAUCAMP. 1917 fut, si l'on peut dire, une année presque bénie, eu égard aux deux précédentes. Elle n'épargna cependant pas Georges Beaucamp tué lors d'un déchargement d'un wagon d'obus le 7 juin 1917. Georges était cultivateur à Valleville sur la ferme de M. Xavier Pesqueux.

· LOUIS OSMONT. Le 28 mai 1918, Louis Osmont, frère de Jules, est tué à Fismes lors de la seconde bataille de la Marne. Plus âgé que Jules, Louis venait d'avoir 40 ans.

· ALBERT DUCLOS. Un peu plus tard, Albert Duclos, dont on ignore où il habitait, est tué au Bois des Savarts dans le département de la Marne,  le 16 juillet  1918. Albert appartenait  au 53ème Régiment d'infanterie coloniale. Il était né à Ectot le 28 mai 1897; il avait donc 21ans.

· LOUIS JOUANNE. Le 10 septembre 1918, alors que la guerre n'est toujours pas finie, Louis Jouanne, communément appelé Félix, est tué à La Quincy, département de l'Aisne. Plus âgé que son frère Albert, Louis avait 33 ans. Tous deux vivaient ensemble dans la maison disparue près de la mare de Valleville.

· EDMOND ADAM. Enfin, comme si les quatre années de guerre ne suffisaient pas, le sous-lieutenant aviateur Edmond Adam est tué au Maroc à Kheinfra le 5 août 1919, 9 mois après l'armistice. Agé de 25 ans, Edmond était le fils d' Achille Adam charron bien connu à  Ectot dont la maison et l'atelier sont aujourd'hui la propriété de M. Xavier Duchesne. Edmond  Adam était instituteur à l'école de garçons, rue Carnot à Yvetot dont une salle de classe a porté longtemps son nom.

         En conclusion, je vous donne lecture des propos du Président de la République, Monsieur Emmanuel Macron,  qui s'exprime ainsi : « Françaises, Français, nous sommes aussi mis en ce jour dans la conscience de notre histoire et dans le refus de sa répétition. Car ce siècle qui nous sépare des terribles sacrifices des femmes et des hommes de 14-18 nous a appris la grande précarité de la paix. Nous savons avec quelle force, les nationalismes , les totalitarismes, peuvent emporter les démocraties et mettre en péril l'idée même de civilisation. Nous savons avec quelle célérité l'ordre multinational peut soudain s'écrouler. Nous savons  que l'Europe unie, forgée autour de la réconciliation de la France et de  l'Allemagne, est un bien  plus fragile que jamais. Vigilance! tel est le sentiment que doit nous inspirer le souvenir de l'effroyable hécatombe de la Grande Guerre. Ainsi serons-nous dignes de la mémoire de celles et ceux qui, il y a un siècle, sont tombés. Ainsi serons-nous dignes du sacrifice de celles et ceux qui, aujourd'hui, font que nous nous tenons là, unis en peuple libre. »

VIVE  L'EUROPE  EN  PAIX! 

VIVE  LA REPUBLIQUE!

VIVE  LA  FRANCE!

   
 
   

Cette année encore, le 8 mai avait donné lieu à la cérémonie du souvenir commémorant la fin de la seconde  guerre mondiale. Les Ectotais avaient été invités à venir se recueillir devant le monument aux morts où l'appel des soldats morts pour la France fut donné, suivi d'un dépôt de gerbe, d'une minute de silence et pour terminer de l'allocution du président qui insista plus particulièrement sur la politique criminelle des Nazis dans les camps de la mort.

           En voici le texte :
Il y a 73 ans, le 8 mai 1945, l'Allemagne nazie déposait les armes. Après avoir asservi les trois quarts de l'Europe, elle capitulait sans condition. Neuf jours auparavant, son dictateur, Adolf  Hitler se donnait la mort dans son bunker à Berlin et certains dignitaires de ce régime criminel  avaient suivi son exemple. Mais la plupart fuyaient, espérant ainsi échapper à la justice des hommes. Malheureusement, certains, et non des moindres y ont réussi ! Ils n'ont jamais été retrouvés, privant des milliers, des centaines de milliers, voire des millions d'êtres humains de la justice qui n'a pu leur être rendue.

Aujourd'hui encore, 73 ans après, on ne s'explique toujours pas comment une nation toute entière a pu cautionner, des années durant, de janvier 1933 jusqu'à ce 8 mai 1945, une politique aussi barbare. La guerre est une chose, on détruit, on tue, c'est terrible , mais le but, c'est de gagner la guerre.

Hitler, lui, a une toute autre vision des choses : au nom de la race aryenne, l'Allemagne doit dominer l'Europe, voire dominer le monde, par la guerre, mais aussi par l'élimination de certains peuples, à commencer par les Juifs et les Tziganes...On en était même arrivé à éliminer les malades mentaux ! D'où les camps d'extermination où des millions d'innocents vont ainsi mourir dans les sinistres chambres à gaz. Voilà la politique nazie !

          Ainsi donc, si le 8 mai 1945 marque effectivement la fin de la guerre, il marque aussi l'arrêt du massacre de ces malheureux, avant que les Nazis en arrivent à exterminer le dernier. Face à toutes ces atrocités, le peuple allemand, dans sa grande majorité, en aura été la première victime. Il en est ainsi de toutes les dictatures. Au début, on applaudit, puis on adhère, puis on milite, puis on déchante, sans montrer sa désapprobation, mais on adhère toujours, et malheur à ceux qui osent faire de la résistance....C'est ainsi que le peuple, tout entier aura à suivre Hitler jusqu'à son désastre le 8 mai 1945.

         Malheureusement, l'Allemagne est loin d'être la seule. L'Europe qu'elle a entraînée dans la guerre, offre le même spectacle de désolation et c'est, bien sûr, le cas de la France, martyrisée par les bombardements aériens, mais aussi, martyrisée par les combats terrestres de mai-juin 1940 et plus tard, par ceux de 1944. Il  lui faudra, après la guerre, de longues années avant de retrouver un semblant de vie normale, avant de retrouver tout simplement la vie en temps de paix. Et c'est cette paix qu'il nous faut défendre aujourd'hui, la main dans la main, avec tous les peuples, sans distinction de race, sans distinction de religion, sans distinction de langue, avec le peuple allemand que le général de Gaulle et le chancelier Adenauer ont merveilleusement su réconcilier.

Mais soyons vigilants, la paix est une vertu fragile. Des minorités extrêmes, des groupes de voyous, ceux qu'on appelle les casseurs ne font rien d'autre que d'offenser la paix et nos démocraties, dans un souci de liberté, en arrivent à accepter trop facilement ce genre de débordements.

        C'est à nous, et nous tous qu'il appartient de redonner à la paix retrouvée en ce jour tant attendu du 8 mai 1945, tout le sens sacré qui lui appartient. Aujourd'hui, 73 ans après, nos peuples sont réconciliés. Alors, quoi de plus beau, quoi de plus simple, que d'espérer enfin vivre dans un monde en paix. 

          
VIVE  LA  REPUBLIQUE  !  VIVE  LA  FRANCE  !

   
 
2017
   
 

En ce 11 novembre 2017, les conditions météo n'étant guère favorables, la traditionnelle manifestation du souvenir se déroula à l'abri du porche de l'église, devant la stèle qui reproduit la liste des soldats morts pour la France. A cette occasion, le président orienta son propos sur un aspect de la guerre 14-18 que l'on n'aime guère évoquer, à savoir les mutineries de l'année 1917, dont c'était le centenaire, ainsi que leur cohorte d'exécutions.

Voici le texte de son allocution :
Il y a 100 ans, la guerre s'éternisait....et en ce 11 novembre 1917, la Grande Guerre avait largement entamé sa 4ème année de souffrances, de destructions et surtout de deuils. Deux événements majeurs, et contradictoires, ont marqué l'année 1917.
 - Le premier, c'est l'entrée en guerre, à nos côtés, des Etats-Unis d'Amérique le 6 avril. Formidable espoir, alors que nos armées s'essoufflent. Mais le renfort tant espéré, tant attendu n'arrive pas d'emblée. Alors, en attendant, il faut tenir coûte que coûte ! 
 - Le second événement est une catastrophe pour la France. Le front russe, à l'est, a cessé d'exister...Après un ultime engagement le 19 juillet, la Russie dépose les armes. Tragique conséquence, les armées ennemies reviennent en force sur le front français et ce renfort se fait durement ressentir sur nos valeureux  combattants. Si l'on ajoute à cela  les terribles initiatives de certains de nos généraux qui envoient à la mort des milliers de soldats dans des attaques aussi insensées qu'inutiles. Alors, comment ne pas comprendre, dans de telles conditions, que nos valeureux combattants en arrivent à refuser, tout simplement, d'aller se faire tuer !  Voilà 4 ans qu'ils se battent, voilà 4 ans qu'ils souffrent, voilà 4 ans qu'ils vivent l'enfer. Ils ont vu, eux les survivants, mourir tous leurs camarades. En ce 11 novembre 1917, l'hiver approche, la pluie, la neige, la boue, les obus, les gaz, la mitraille et la guerre, toujours et encore la guerre...
Alors mourir pour mourir, ils refusent de mourir pour rien. Ce sont les grandes mutineries de l'année 1917 et qu'on le veuille ou non, elles représentent  un aspect non négligeable et ô combien douloureux de la guerre. S'en suivirent, on s'en doute, de nombreux conseils de guerre, suivis, à leur tour, d'exécutions expéditives. On dénombre, chiffre non officiel, sur la durée de la guerre, 953 condamnations à mort. Force a été de reconnaître, par la suite, que de nombreux fusillés sont morts totalement innocents !  Il faut savoir que certaines exécutions le furent uniquement pour l'exemple, et chose incroyable dans l'horreur...par tirage au sort !  Ce fut le cas des six martyrs de Vingré, petite commune de l'Aisne, située, à l'époque sur la ligne de front.
Ils furent pris au hasard, parmi une section de 24 soldats qui avaient été traduits devant un  conseil de guerre, pour abandon de poste devant l'ennemi.
Les familles, dans la peine, attendirent jusqu'au 29 janvier 1921 pour que la cour de cassation, tribunal civil cette fois, réhabilite la mémoire de ces six héros morts pour....et à cause de la France. 
Tous n'eurent pas réparation, loin s'en faut. Ainsi, les familles de ces fusillés sont restées et restent encore dans ce qu'on a appelé la double peine. Durement touchées par le deuil, elles eurent à supporter la honte d'avoir eu un père, un frère, un époux condamné pour lâcheté. Et la punition s'alourdit encore d'une conséquence financière  puisque les femmes des fusillés ne pouvaient prétendre à la pension attribuée aux veuves de guerre...Le frère d'Henry Floch, l'un des six martyrs de Vingré, indique lors de l'inauguration du monument en 1925, je le cite : " Nous avons vécu dans une atmosphère affreuse de suspicion et de honte injustifiée ". C'est çà la réalité de la guerre. Nos livres d'histoire évoquent les grands faits, les batailles, les victoires, les défaites aussi, mais le quotidien est bien souvent oublié. Oubliés, les fusillés pour l'exemple ! Oubliés les martyrs de Vingré ! Oublié, le caporal Henry Floch ! tombé sous les balles d'un peloton d'exécution, victime innocente de la bêtise humaine... Eh bien non ! Pour lui rendre, aujourd'hui-même, et devant cette stèle aux morts pour la France, l'honneur qui lui avait été honteusement retiré, je vais terminer mon propos, en vous donnant lecture de sa dernière lettre, envoyée à sa femme, la veille de son exécution. Elle est, à ce point, tellement poignante que je n'y ajouterai mot et que j'ai jugé opportun d'en tirer une vingtaine de copies que vous allez pouvoir vous procurer, tout-à-l'heure, à la mairie. Voici la lettre :

 

" Ma bien chère Lucie,
Quand cette lettre te parviendra, je serai mort, fusillé. Voici pourquoi : le 27 novembre, vers 5 heures du soir, après un violent bombardement de deux heures, dans une tranchée de première ligne, et alors que nous finissions la soupe, des Allemands se sont amenés dans la tranchée, m'ont fait prisonnier avec deux autres camarades. J'ai profité d'un moment de bousculade pour m'échapper des mains des Allemands. J'ai suivi mes camarades, et ensuite, j'ai été accusé d'abandon de poste en présence de l'ennemi.
Nous sommes passés vingt-quatre, hier soir au conseil de guerre. Six ont été condamnés à mort dont moi. Je ne suis pas plus coupable que les autres, mais il faut un exemple. Mon portefeuille te parviendra et ce qu'il y a dedans. Je te fais mes derniers adieux à la hâte, les larmes aux yeux, l'âme en peine. Je te demande à genoux humblement pardon pour toute la peine que je vais te causer et l'embarras dans lequel je vais te mettre...
Ma petite Lucie, encore une fois, pardon. Je vais me confesser à l'instant, et espère te revoir dans un monde meilleur. Je meurs innocent du crime d'abandon de poste qui m'est reproché. Si au lieu de m'échapper des Allemands, j'étais resté prisonnier, j'aurais encore la vie sauve. C'est la fatalité.
Ma dernière pensée, à toi, jusqu'au bout."
Henry Floch

   
 
   

Comme chaque  année, la journée du 8 mai, fut l'occasion de convier la municipalité, la population et les enfants des écoles à venir se recueillir devant le monument aux morts de la commune. Le président Duramé, après avoir fleuri la stèle des soldats morts pour la France, fit l'appel des noms et la minute de silence fut suivie de la Marseillaise, entonnée et chantée par tous les assistants. Pour commémorer la cérémonie, le président s'exprima en ces termes :
Il y a aujourd'hui 72 ans, l'Allemagne nazie capitulait...enfin. Depuis une semaine, Hitler s'était donné la mort dans son bunker de Berlin. Sa mort...une goutte d'eau dans un océan d'horreur. Le tyran venait d'être responsable de la disparition de 50 millions d'êtres humains !  50 millions de victimes, c'est une incroyable chaîne humaine de 50 000 kilomètres, qui, la main dans la main, ferait  une fois et un quart le tour complet de la Terre !
Jamais, pareille hécatombe ne s'était produite dans l'Histoire. Et dire que nos Anciens de 14-18 étaient convaincus que la Grande Guerre, la-leur, avait été la der des der ! Plus jamais ça....alors que le pire était à venir ! Le 8 mai 1945 était donc la sortie de l'enfer. Nos prisonniers de guerre revenaient, retrouvant les-leurs dans une France totalement ruinée. Tout était à reconstruire après ces quatre années d'asservissement et de privations. Campagnes dévastées par les combats, villes anéanties sous les bombardements aériens, populations affamées... Et les privations allaient encore durer jusque dans les années cinquante : cartes de rationnement, tickets et bons de toutes sortes, sans compter une inflation à 10, voire 15 pour cent l'an qui ruinait les plus faibles.
Oui, les années d'après- guerre ont été dures, très dures, mais ce sont les années de la paix retrouvée. Paix, au demeurant, bien précaire, car en ce début des années cinquante, les événements d'Indochine, puis aussitôt, les événements d'Algérie allaient replonger la France dans un conflit, dans une guerre qui ne disait  pas son nom et mettre à l'épreuve toute une génération d'appelés. Pierre Mendès-France, et plus tard, le général de Gaulle auront, tour à tour, la lourde tâche d'en trouver la seule issue possible : l'indépendance de ces deux anciennes possessions françaises.
La paix, la vraie paix, c'est celle que nous devrions connaître aujourd'hui. Mais y sommes-nous, quand d'innocentes victimes trouvent la mort dans d'ignobles attentats ? Depuis trop longtemps l'insécurité, cette ennemie jurée de la paix, rôde à propos d'une simple réunion, d'un concert, d'un match sportif et même jusque dans nos églises....Il est temps, il est grand temps que nous la retrouvions la paix, la vraie paix !
Cet appel pressant s'adresse tout particulièrement à la jeune génération, car c'est elle, et elle seule qui va être confrontée aux événements des années à venir. Mais si je tiens tout particulièrement à remercier les quelques enfants, qui, ici-même, ont fait preuve de civisme, où est-elle la jeune génération ? Où sont-ils tous ces enfants que je voudrais tant féliciter d'être venus, nombreux, grossir les rangs des Anciens devant le monument aux morts ? Dans les toutes premières années de l'après-guerre, elle y était bien présente, la jeune génération, pour venir chanter haut et fort les couplets de la Marseillaise.
Si les temps ont bien changé, formons aujourd'hui le message d'espoir pour que ce 72ème anniversaire de l'armistice donne aux générations, présente et à venir, la force et surtout la capacité d'affronter ce monde incertain, que de tout cœur, nous leur souhaitons infiniment meilleur."
VIVE  LA  REPUBLIQUE  !    VIVE  LA  FRANCE  !
Le verre de l'amitié attendait les participants, plus nombreux cette année, non pas à la mairie, comme par les années passées, mais à la salle communale.
Merci, chers amis, merci chers enfants, pour avoir donné un peu de votre temps à la réussite de cette manifestation patriotique.

   
 
2016
   
 

"Cette année, la commémoration de l'armistice de 1918 marquait plus spécialement le centenaire de la célèbre bataille de Verdun.
Après avoir fleuri la stèle du monument et fait l'appel des noms des 17 glorieux soldats Ectotais morts pour la France durant les guerres de 1914-1918 et de 1939-1945, le président Duramé a donné lecture de l'allocution suivante :
          Réunis devant le monument érigé pour honorer nos morts pour la France, saluons les victoires remportées grâce à leur sacrifice. La Marne, d'abord, qui est la victoire d'une alliance car l'offensive russe en Pologne a soulagé le front français.
Verdun, ensuite, où l'ennemi n'a pu contraindre, comme il l'espérait, la France à cesser le combat. Verdun est une victoire de notre armée qui a tenu sous les bombardements en repoussant les assauts de l'adversaire. Verdun est une victoire de la nation française tout entière,  unie pour soutenir ses soldats. Et si Verdun occupe une aussi grande place dans nos mémoires, c'est que cette victoire est la dernière que la France a remporté sans le soutien direct de ses alliés.
        En 1918, et plus encore en 1945, nous avons partagé la victoire avec d'autres nations quelquefois plus puissantes que nous.
A présent, voici que la France, comme de nombreux autres pays, est engagée sur son territoire, dans une guerre qui ignore tous  les principes humanitaires pour s'attaquer à des êtres sans défense. La France n'est pas seule dans ce combat, mais elle ne peut compter que sur elle pour faire régner la paix sur son sol.
      Face à cet ennemi qui espère nous soumettre par la terreur et nous imposer son idéologie totalitaire, affirmons les qualités qui ont permis à notre pays de vaincre en 1918. Aujourd'hui, plus que jamais, soyons unis, soyons résolus, soyons forts.
      VIVE  LA  REPUBLIQUE  !   VIVE  LA  FRANCE  !

   
 
   

Photo provenant du blog :

« La plume et le rouleau »  

 200 chroniques éclairent le Présent à la lumière de l'Histoire

 

Le 8 mai dernier, les Anciens Combattants avaient convié les habitants de la commune à venir se recueillir devant le monument aux morts pour commémorer l'anniversaire de l'armistice qui mettait fin à la Seconde guerre mondiale. Le président tient tout particulièrement à remercier les personnes présentes qui ont fait preuve de civisme, car malheureusement, la motivation s'effrite d'année en année, en particulier auprès des enfants des écoles. Il est bien loin le temps où ils formaient le gros du cortège pour aller chanter la Marseillaise au pied du monument ! Qu'à cela ne tienne, le souvenir des morts pour la France n'a pas été oublié et après avoir fleuri le monument, le président a donné lecture de l'allocution du secrétaire d'état aux anciens combattants en ces termes:

Aujourd'hui, dans chaque commune de France, nous sommes rassemblés pour commémorer la victoire du 8 mai 1945, date décisive de notre histoire, date essentielle de l'Histoire.

Nous sommes rassemblés pour rendre hommage à toutes celles et à tous ceux qui participèrent à la lutte contre le IIIème Reich et ses alliés, à celles et à ceux qui tombèrent au champ d'honneur ou qui disparurent dans l'enfer des camps de la mort. Nous pensons aux soldats courageux de 1940 et aux combattants de l'épopée de la Libération, aux Français Libres ayant répondu à l'appel du Général de Gaulle et à tous les Résistants. Nous pensons à leurs frères d'armes qui luttèrent en Indochine et dans le Pacifique jusqu'à la victoire finale.
Nous sommes rassemblés pour exprimer notre indéfectible gratitude à nos alliés. Venus du Royaume-Uni et du Commonwealth,  des Etats-Unis, de Russie et de tant d'autres nations d'Europe et du monde, nous n'oublions pas les sacrifices qu'ils ont consentis.
Nous sommes rassemblés pour nous souvenir de toutes celles et de tous ceux qui périrent, anéantis par la folie criminelle des nazis : victimes de l'extermination, des persécutions et de l'oppression, déportés, fusillés, massacrés, internés, martyrs d'une idéologie barbare.
Nous sommes rassemblés pour témoigner notre solidarité à toutes celles et à tous ceux dont la vie fut à jamais marquée par les dramatiques conséquences de cette guerre impitoyable: prisonniers de guerre soumis à une douloureuse captivité, requis pour le service du travail obligatoire et réfractaires, populations annexées, déplacées, brutalisées. Nous pensons aux veuves et aux orphelins, aux blessés, à toutes les victimes civiles.
Françaises et Français de toutes convictions, nous voulons ainsi manifester notre fidélité à nos héros, aux hommes et aux femmes qui portaient en eux le sort des valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité.
Dans une Europe réconciliée, nous savons qu'il nous faut sans cesse rester vigilants pour défendre ces valeurs et nous réaffirmons notre détermination à les transmettre aux générations futures.

VIVE  LA  REPUBLIQUE  ! 

 VIVE  LA  FRANCE  !

   
 
2015
   

La cérémonie de l'armistice du 11 novembre 1918,

fut pour cette année, l'occasion de remettre au camarade André Lecoq, la médaille commémorative des opérations d'Algérie.

Alfred Trassy-Paillogues, conseiller départemental et maire d'Yerville avait tenu à venir se joindre aux Anciens Combattants. Après avoir fleuri le monument aux morts et fait l'appel des noms des soldats morts pour la France, le Président Duramé prit la parole pour rappeler que :

«  le 11 novembre 1918, sur tous les fronts, vers 11 heures, les sonneries des clairons qui annonçaient le cessez-le-feu, se faisaient écho. La Première guerre mondiale s'achevait après 4 années de combats terribles et devenait pour tous la Grande Guerre. Beaucoup pensèrent alors que c'était la dernière...mais c'est certainement celle qui a marqué le plus le pays. C'est pourquoi, en 2012, il a été convenu de retenir cette date comme étant le jour national du souvenir pour tous les morts pour la France, et ce, depuis la nuit des temps, en passant par les Poilus de 14-18, tombés au champ d'honneur, jusqu'aux derniers de nos combattants morts en mission sur les nombreux théâtres extérieurs.

Dans trois ans, nous allons commémorer le centenaire de l'armistice du 11 novembre 1918, et depuis l'an dernier, de nombreuses cérémonies ou expositions se sont fait jour afin de remettre en mémoire ce formidable élan national pour repousser l'envahisseur et recouvrer les provinces perdues suite à la désastreuse guerre de 1870. Mais à quel prix ! Pas une famille épargnée ! Tantôt un père, tantôt un oncle, tantôt un fils dont le nom restera à jamais gravé sur la stèle d'un monument aux morts. Océan de larmes, de souffrances, images de morts, colonnes de blessés, départements dévastés...Bref, une victoire chèrement payée, mais une victoire qui a démontré que des hommes commandés par des chefs exemplaires et conscients de leur devoir, pouvaient vaincre un ennemi supérieur en nombre et souvent mieux armé. Aujourd'hui, il est d'usage de dire: " Plus jamais çà ! "et pourtant le sacrifice de tous ces hommes nous oblige à la vigilance, car si l'ennemi n'est plus derrière la ligne bleue des Vosges, d'autres menaces tout aussi dangereuses nous guettent. Il nous faut avoir le courage et la détermination de nos aînés pour y faire face. Nous devons avoir à cœur de combattre et de donner notre vie s'il le faut pour défendre nos familles et nos valeurs. Voilà le message que nous laissent aujourd'hui nos valeureux combattants de 14-18. »

VIVE  LA  REPUBLIQUE !

VIVE  LA  FRANCE !

 

Remise de médaille à Monsieur André LECOQ
Après avoir remercié de leur présence, le conseiller départemental, le maire et son conseil, sans oublier les nombreux participants, le président évoqua la carrière militaire d'André Lecoq en ces termes: " Nous avons le plaisir d'accueillir aujourd'hui, en qualité d'ancien combattant de plein droit, et j'insiste bien sur le terme de plein droit, Monsieur André Lecoq qui va se voir remettre la médaille commémorative d'Algérie.

Appelé avec le contingent en tout début d'année 1962, notre camarade André est affecté au 91ème Régiment de Chasseurs à pied à Charleville-Mézières où il effectue pendant 4 mois et demi, ce qu'il est convenu d'appeler les classes. A cette époque, la guerre d'Algérie est toujours une réalité....alors, André, comme tant d'autres, est dirigé sur Marseille, puis...allez savoir pourquoi, sur Barcelone, à destination de l'Afrique du Nord où il débarque à Oran le 11 mai 1962.
Affecté au 19ème Bataillon de Chasseurs à pied dans la région de Mascara, il participe aux opérations du maintien de l'ordre jusqu'au 2 juillet 1962...date à laquelle, en vertu des accords d'Evian, signés entre la France et les représentants du FLN, l'Algérie cesse d'être Française.
L'Armée, qui reste pour quelque temps encore, perd par la même occasion son identité combattante. Et, cependant, après cette date, de trop nombreux morts pour la France seront encore à déplorer. Quant à ceux qui reviendront, ils ne se verront pas attribuer la carte de combattant! Regrettable injustice qui ne sera réparée que ...cinquante ans plus tard, afin que ces "oubliés", dont André, soient enfin reconnus !
Après avoir passé une année pleine sur le sol d'Algérie, André est rapatrié en France, au camp de Sissonne pour y terminer les 18 mois de son service militaire. A sa libération définitive, en juin 1963, il se voit attribuer le diplôme de la médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre « agrafe Algérie » médaille qui va lui être remise maintenant.
Le tout nouveau médaillé reçut alors les félicitations de Claude Bouteiller, maire d'Ectot, qui évoqua ses propres souvenirs de l'époque de guerre d'Algérie où tout jeune qu'il était, il mesurait combien cette situation qui s'éternisait, devenait chaque jour, de plus en plus dramatique pour les  jeunes appelés. Enfin, Alfred Trassy-Paillogues, conseiller départemental, fit savoir à André qu'il avait tenu à répondre à l'invitation du Président. La personnalité du récipiendaire ne le laissant pas indifférent, il en souligna le caractère déterminé, montrant ainsi toute l'estime qu'il lui témoignait.

Le verre de l'amitié que les participants partagèrent à la mairie clôtura cette belle cérémonie.

 

 

 

 

une journée mémorable chez les Anciens Combattants.


En juin dernier, les Anciens Combattants recevaient la visite d'un convoi militaire qui venait de Baons-le-Comte après avoir traversé de nombreuses communes voisines. Evénement rarissime  pour la commune. Le comité des fêtes de Baons le Comte avait effectivement organisé une grande fête de l'été et avait fait appel à de nombreux collectionneurs de véhicules de la  Seconde guerre mondiale.  Après avoir circulé en  un convoi d'une bonne  vingtaine d'engins de  toutes sortes tels que Jeeps, GMC, automitrailleuses, Dodge, les véhicules arrivèrent rue du Moulin pour y marquer une pause. A cet effet, le maire Claude Bouteiller, avait ceint l'écharpe tricolore et souhaitait la bienvenue aux participants qui n'étaient pas sans rappeler aux anciens les jours heureux de la libération d'Ectot fin août, début septembre 1944....
Puis tout le monde se dirigea vers le monument aux morts pour une émouvante manifestation. Après avoir fleuri la stèle, l'appel des noms des soldats " morts pour la France " fut suivi d'une minute de recueillement et M. le maire prit la parole pour remercier chaleureusement les nombreux participants.       .....  .....   .....
A son tour, le président Duramé remercia l'assistance, puis s'exprima en ces termes :
"La manifestation que nous vivons aujourd'hui n'est pas le fait du hasard, et  ce samedi 20 juin nous évoque bien des souvenirs.  En effet, il y a 75 ans,  la France meurtrie subissait l'invasion allemande.  Yvetot, comme Caudebec,  comme Duclair, comme Rouen,  pour ne citer que les villes les plus proches,  Yvetot brûlait et des colonnes interminables  de pauvres gens fuyaient devant l'ennemi sur des routes terriblement encombrées.
Mais n'oublions pas  qu'il y eut aussi,  dans notre région,  d'héroïques résistances  comme ce fut le cas  à Doudeville. Le  3ème Bataillon de Chasseurs à pied du colonel Person barra l'avancée des troupes de Rommel et ne se rendit qu'après avoir brûlé la dernière munition. L'ennemi lui rendit les honneurs !  Cela se passait les 10 et 11 juin 1940. D'autres combats analogues à celui de Doudeville se sont déroulés, en juin également dans la région de Saint Valery.  La bataille de France était malheureusement perdue...  C'est alors , que quelqu'un de Londres  lançait sur les ondes de la radio,  un appel à tous les Français  pour continuer le combat,  en dépit de l'armistice  que le maréchal Pétain  jugeait nécessaire de signer avec l'ennemi le 22 juin.  Ce quelqu'un de Londres,  vous l'avez, bien sûr, reconnu,  c'était le général de Gaulle  qui s'exprimait ainsi : " Français, Françaises, la France a perdu une bataille,  mais la France qui garde son empire colonial,  la France avec son alliée l' Angleterre, la France n'a pas perdu la guerre " et fort heureusement, l'avenir va lui donner raison.
Car, poussé par une folie délirante, Hitler signera lui-même sa perte et c'est encore au cours d'un mois de juin, décidément mois anniversaire,...il y aura, après-demain 74 ans, le 22 juin 1941, l'Allemagne envahissait, sans déclaration de guerre, la Russie de Staline.  En moins de 4 ans,  l'élite de l'armée allemande  allait s'y trouver totalement engloutie  et le 8 mai dernier, nous commémorions, ici-même, le 70ème anniversaire de la capitulation, sans conditions, de l'Allemagne nazie.
L'appel des noms  de nos soldats morts pour la France, nous impose, aujourd'hui- même, à les associer à notre devoir de mémoire, car les événements que nous vivons sont aussi les-leurs. Ils ont souffert dans leur chair, ils ont donné leur vie pour un idéal  de paix, pour un idéal  de liberté.  Ceux de 14-18  pensaient être  les derniers  pour ce  sacrifice suprême.
Hélas ! ils se sont trompés et jamais, au grand jamais, ils n’auraient pu imaginer, qu'aujourd'hui, leurs descendants que nous sommes, allaient attacher autant d'importance à un simple mois de juin.
Puissent-ils être entendus, puissent-ils avoir enfin raison, tous ces héros qui rassemblaient leurs dernières forces, leur dernier souffle pour crier à la face d'un monde devenu fou : " Plus jamais çà "
Après avoir chanté le premier couplet de la Marseillaise, le convoi reprit la route en direction du camp de base de Baons-le-Comte.

 

Le 8 mai dernier, les Anciens Combattants avaient invité les Ectotais à venir se recueillir devant le monument aux morts et commémorer le 70ème anniversaire qui marquait la fin de la Seconde guerre mondiale. Une trentaine de personnes avaient répondu à l'invitation. Après l'appel des noms des soldats morts pour la France, après avoir fleuri la stèle du monument, le président Duramé donnait lecture du message du secrétaire d'état aux anciens combattants en ces termes :
« Nous sommes réunis,  aujourd'hui, devant notre monument aux morts pour commémorer  ensemble le 70ème  anniversaire de la Victoire du 8 mai 45 et rendre ainsi hommage aux vainqueurs de la Seconde guerre mondiale.
Le 8 mai 1945 est une victoire  militaire  chèrement payée. Il marque la fin de  l'oppression nazie, de l'horreur d'un système d'extermination dont ont été victimes nos compatriotes Juifs, l'aboutissement de cinq ans de combats pour nos soldats, nos résistants, et enfin la sortie des camps pour des milliers de prisonniers de guerre et de déportés.
En souvenir de nos  grands anciens  de 39-45,  nous célébrons ce 70ème anniversaire avec une pensée émue pour nos morts, nos disparus,  nos blessés  et pour tous les êtres chers  qui ont traversé,  non sans mal,  cette terrible  période de l' Occupation.
C'est en leur mémoire que nous sommes là,  élus,  anciens combattants,  hommes et femmes,  enfants de ce pays,  conscients des épreuves qu'ils ont dû supporter et dont ils nous ont si souvent décrit les terribles souffrances avec une grande émotion.
En ce jour anniversaire, formulons le voeu que les jeunes générations prennent conscience du fait que la faiblesse  et la soumission ont été les causes de cette guerre.  Sans volonté de se défendre,  il n'y a ni liberté, ni communauté de destins.  Ceux qui ont connu d'autres conflits, depuis 1945,  témoignent aujourd'hui,  par leur présence,  que la réplique d'une telle conflagration n'est jamais exclue...
L'Europe s'est réconciliée,  amenant une longue période de paix...mais sommes-nous à l'abri d'autres violences  ou atrocités, notamment ces terroristes  qui  gangrènent actuellement notre civilisation ?  Ils viennent jusque dans nos villes, nos écoles, nos églises, massacrer ceux qui ne pensent pas comme eux et veulent imposer une loi d'un autre âge à des peuples paisibles et prospères. Nos soldats        sont aujourd'hui présents dans diverses opérations extérieures: Mali, Centrafrique, Irak,  engagés pour contenir toute prolifération de ces guerres locales religieuses ou ethniques, mais non moins contagieuses.
La paix et la liberté ne sont pas le résultat du hasard et surtout, ne sont jamais définitivement acquises. Aussi, cette journée de reconnaissance et de mémoire doit nous inciter, au contraire, à la vigilance et à la diffusion des valeurs qui nous rassemblent.

 

VIVE  LA  LIBERTE ! 
VIVE  LA  REPUBLIQUE ! 
VIVE  LA  FRANCE !   "

   
 
2014
   

 

 

 

Comme chaque année, au 11 novembre, et plus spécialement pour le centenaire du début de la guerre de 1914-1918, les Anciens Combattants d'Ectot, auxquels s'étaient jointes de nombreuses personnes,  se sont retrouvés  devant le monument aux morts  pour y commémorer  l'anniversaire  de l'armistice du 11 novembre 1918.  Après avoir déposé la gerbe de fleurs,  le Président Duramé fit l'appel des Morts pour la France.  Puis,  après avoir observé une minute de recueillement, il reprit la parole pour le discours de circonstance en ces termes :
En ce 11novembre 2014,  nous sommes à nouveau réunis  pour commémorer le 96ème anniversaire  de la fin de la première guerre mondiale. Depuis le mois de juillet dernier, ce conflit majeur fait l'objet de nombreuses commémorations qui se poursuivront au cours des quatre années à venir. Nous ne pouvons qu'être satisfaits de cet intérêt, une vraie mobilisation des consciences sur ce qu'a été la réalité de ce conflit, une guerre totale et meurtrière qui a ruiné l'Europe et qui a atteint la France dans ses forces vives, sa jeunesse et son économie.  Aucune famille française n'a été épargnée par un deuil, par le retour d'un mutilé ou d'un traumatisé par l'horreur qu'il avait vécue.


Ce n'était malheureusement qu'un répit,  car 21 ans plus tard, une autre guerre allait encore ensanglanter  et transformer le monde.  Notre mémoire collective reste hantée par le souvenir de ces deux terribles fléaux.    Aujourd'hui, plus aucun survivant de la guerre 14-18, ne peut témoigner de la dureté des combats durant ces quatre années. C'est pourquoi le devoir de mémoire, cette responsabilité collective qui nous incombe, nous amène à nous interroger sur ce qui a permis à nos soldats de tenir et de faire preuve d'un courage et d'une abnégation sans pareils.  Ils ont droit  à toute notre reconnaissance et à notre admiration pour leur incroyable dévouement, leur acharnement allant souvent jusqu'au sacrifice suprême. Ils sont parvenus à arrêter l'envahisseur et finalement, à le vaincre,  soutenus par toute une nation mobilisée,  y compris les femmes, pour l'effort de guerre  ou pour remplacer les hommes partis au front. 
Ce conflit a modelé à jamais l'histoire de notre pays. Le 28 février 2012, Nicolas Sarkozy, alors Président de la République, a sacralisé la date du 11 novembre pour commémorer tous les morts pour la France de tous les conflits. Ainsi donc, aujourd'hui, devant ce monument où tant de noms sont inscrits sur la pierre,  posons-nous  cette question existentielle  qui résume  l'esprit de défense  et le sacrifice  de tous  nos morts.  Serions-nous,  chacun d'entre-nous, à l'instar de ces héros, en état de tout quitter pour défendre la Patrie ?... Si oui, alors que nos morts reposent en paix.


Le Président fait alors remarquer à l'assistance, que par les années passées,  le jour-même du 11 novembre, puis quelques années plus tard, au dimanche le plus proche, un service religieux venait s'ajouter au devoir de mémoire pour le repos des âmes de ces glorieux disparus. Mais les temps ont bien changé  et la messe dominicale  est devenue rare.  Alors, en cet anniversaire si particulier,  Madame Béatrice Carpentier donna,  en conclusion de cette allocution, lecture de la Prière des Morts.
La cérémonie terminée, le Président donna rendez-vous aux 29 personnes qui s'étaient  fait inscrire, afin de se retrouver au restaurant du Roy à Yvetot  pour y partager, dans la bonne humeur, le repas des Anciens Combattants.  

 

Pour le 69ème anniversaire de l'armistice qui mettait fin à la seconde guerre mondiale, les Anciens Combattants avaient invité le Conseil municipal, les habitants de la commune ainsi que les enfants de l'école à venir se recueillir devant le monument aux morts.
Rendez-vous était donné dans la cour de l'école. Après l'appel des soldats " Morts pour la France" et le fleurissement du monument, le président Claude Duramé prononça une allocution en ces termes:
     " Le premier septembre 1939, 6313 sans la moindre déclaration de guerre, l'Allemagne nazie envahissait la Pologne. C'était l'agression de trop. Edouard  Daladier, alors président du Conseil et en même temps ministre de la guerre, en appelait à la mobilisation générale. Il va s'en suivre 68 mois d'un terrible conflit mondial, le plus sanglant de tous les temps, au travers duquel, plus de 60 millions d'êtres humains vont mourir ! En France, militaires et civils confondus, la guerre fera 541.000 victimes. Plus d'un demi-million de morts ! 
     Et que dire des destructions ? La plupart de nos villes en seront les victimes innocentes. Bombardements aériens sans cesse répétés, combats terrestres feront de Rouen, du Havre, de Caen, pour ne citer que les villes les plus proches de nous, des champs de ruines et de désolation. Que de vies humaines fauchées ! Que de trésors de nos aïeux anéantis à jamais !
     Nous allons commémorer, dans moins d'un mois, le 70ème anniversaire du débarquement allié sur les côtes normandes. Mais il y a 70 ans, personne, absolument personne n'était en mesure de présager de l'avenir. L'opération allait réussir ? Rien n'en était moins sûr... L'ennemi attendait nos libérateurs, retranché dans des fortifications solidement établies : le redoutable "mur de l' Atlantique", sans compter une tempête, incroyable à cette époque de l'année, qui faillit faire tout échouer.
     Fort heureusement, les Alliés possédaient la maîtrise du ciel et tout mouvement au sol quel qu'il soit, était impitoyablement attaqué, bombardé, mitraillé. Autant dire qu'à cette époque, personne n'osait s'aventurer sur quelle que route que ce soit...
Même dans les champs, la vue des avions était synonyme de danger et la mort pouvait surprendre les imprudents.
      Puis, ce fut la libération tant attendue...Anglais, Canadiens, Américains remplacèrent l'occupant et six mois plus tard, le 8 mai 1945, les Nazis capitulaient....enfin. Mais que de deuils, que de destructions pour en arriver là ! La génération actuelle, c'est-à-dire nous et plus encore les nouvelles générations en ont et en auront le devoir de mémoire. A chacun de nous, qui avons la chance, ici-même, de vivre dans un monde de paix, de préserver ce bien ô combien précieux.
      En cette année 2014, nous allons commémorer le centenaire de la déclaration de la Première guerre mondiale, anniversaire douloureux de l'hécatombe de quatre années d'une guerre qu'on a voulu appeler la der des der... Quelle erreur encore !
     Mais, fort heureusement, si l'on peut dire ainsi, cette tragique erreur porte en elle un grand réconfort et ce, grâce à nos jeunes de tous pays qui ont appris à se connaître, à se comprendre et surtout à s'apprécier. C'est le message qu'ils nous donnent. Message court, message simple, mais message fort : "Non à l'oubli, mais Oui à l'amitié entre les peuples".

La cérémonie se clôtura à la mairie où le verre de l'amitié attendait les participants venus nombreux.
Le prochain rendez-vous vous est donné le 11 novembre, à l'occasion du centenaire de la déclaration de la Première guerre mondiale. La cérémonie sera suivie d'un repas au restaurant où tout un chacun pourra s'inscrire auprès des Anciens Combattants.

   
 
2013
   

 

 

 

 

 

En ce 95ème anniversaire de la fin de la guerre de 1914-1918, les Anciens Combattants, ainsi que les personnes et les enfants des écoles qui avaient répondu à leur appel, se sont réunis  devant le monument aux morts afin d'honorer la mémoire des soldats morts pour la France et commémorer l'armistice de 1918. 
Après avoir déposé la gerbe du souvenir, le président Duramé fit une allocution dans les termes suivants:
Le 11 novembre 1918 était signé à Rethondes l'armistice qui mettait fin à la Première guerre mondiale.

Le 11 novembre 1920, la dépouille mortelle d'un soldat inconnu était inhumée sous l'Arc de Triomphe à Paris et la loi du 24 octobre 1922 faisait du 11 novembre le jour consacré à la commémoration de la Victoire et de la Paix. Depuis, chaque année, le 11 novembre donne lieu à des cérémonies devant les monuments aux morts.
Après la disparition, le12 mars 2008, de Lazare Ponticelli, le dernier  Poilu de la Grande guerre, le sens de la commémoration tend à évoluer. Sans oublier pour autant de marquer la fin de quatre années terribles de souffrances et de deuils, le 11 novembre souhaite célébrer le rapprochement européen.
La participation de la Chancelière allemande, Angela Merkel aux cérémonies  du 11 novembre 2009 à Paris en est la preuve vivante.
L'année prochaine marquera le centenaire de la déclaration de la guerre de 1914-1918. Page ô  combien douloureuse de notre Histoire, et les cinq années à venir vont servir de toile de fond à tous les rassemblements commémoratifs des événements qui se sont produits au cours de la Première guerre mondiale. Mais alors, pourquoi un tel drame ? Pour le comprendre, il faut savoir qu'en cette année 1914, l'Europe est divisée en deux blocs. D'un côté, l'Empire allemand, très puissant depuis les années 1870-71, la monarchie austro-hongroise et le Royaume d'Italie formant la Triple-Alliance, et de l'autre, notre République française, l'Empire russe et la Grande-Bretagne, formant la Triple-Entente.
Entre 1904 et 1914, de nombreuses frictions vont avoir lieu: affaire du Maroc entre la France et l'Allemagne, la guerre des Balkans entre la Russie et l'Autriche-Hongrie, sans oublier l'Alsace et la Lorraine qui manquaient tant à la France. Il a suffit de l'attentat de Sarajevo, le 28 juin 1914 pour mettre le feu à la poudrière, le jeu des alliances faisant le reste. La paix vole en éclats et c'est l'embrasement d'une grande partie de l'Europe !
Cependant, le centenaire ne doit pas nous faire oublier que vingt ans plus tard, en septembre 1939, la paix succombait une fois de plus et les mêmes nations retrouvaient les affres d'une guerre totale, implacable et plus meurtrière encore....L'an prochain nous donnera l'occasion de commémorer le 70ème anniversaire de la résistance de notre pays à l'invasion nazie.
Avec l'idée forte du rapprochement des pays, autrefois ennemis, les commémorations du 11 novembre se veulent être en même temps, l'occasion d'honorer la mémoire des morts et des victimes tant civiles que militaires de toutes les guerres. Ils sont morts, ils ont souffert pour une paix enfin retrouvée et c'est à nous, ainsi qu'aux générations qui nous suivront, qu'il appartient de sauvegarder ce bien ô combien précieux qu'est la Paix ! "                   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour le 68 ème anniversaire de la victoire du 8 mai 1945, les Anciens Combattants avaient invité les habitants de la commune à se joindre à eux pour la traditionnelle manifestation au Monument aux Morts: appel des noms des soldats Morts pour la France, dépôt de gerbe de fleurs, chant de la Marseillaise et lecture de l'allocution du ministre des Anciens Combattants dont voici le texte: «Aujourd’hui, dans chaque commune de France, nous sommes rassemblés pour commémorer la victoire du 8 mai 1945, date décisive de notre histoire, date essentielle de l’Histoire.

Nous sommes rassemblés pour rendre hommage à toutes celles et ceux qui participèrent à la lutte contre le IIIème Reich et ses alliés, à celles et à ceux qui tombèrent au champ d’honneur ou disparurent dans l’enfer des camps de la mort. Nous pensons aux soldats courageux de 1940 et aux combattants de l’épopée de la libération, aux Français Libres ayant répondu à l’appel du Général de Gaulle et à tous les résistants. Nous pensons à leurs frères d’armes qui luttèrent en Indochine et dans le Pacifique jusqu’à la victoire finale.

Nous sommes rassemblés pour exprimer notre indéfectible gratitude à nos alliés. Venus du Royaume-Uni et du Commonwealth, des Etats-Unis, de Russie et de tant d’autres nations d’Europe et du monde, nous n’oublions pas les sacrifices qu’ils ont consentis.

Nous sommes rassemblés pour nous souvenir de toutes celles et de tous ceux qui périrent anéantis par la folie criminelle des nazis : victimes de l’extermination, des persécutions et de l’oppression, des déportés, fusillés, massacrés, internés, martyrs d’une idéologie barbare.

Nous sommes rassemblés pour témoigner notre solidarité à toutes celles et à tous ceux dont la vie fut à jamais marquée par les dramatiques conséquences de cette impitoyable : prisonniers de guerre soumis à une douloureuse captivité, requis pour le service du travail obligatoire et réfractaires, population annexées, déplacées, brutalisées. Nous pensons aux veuves et aux orphelins, aux blessés, à toutes les victimes civiles.

Françaises et Français de toutes convictions, nous voulons ainsi manifester notre fidélité à nos héros, aux hommes et aux femmes qui portaient en eux le sort des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

Dans une Europe réconciliée, nous savons qu’il faut sans cesse rester vigilants pour défendre ces valeurs et nous réaffirmons notre détermination à les transmettre aux générations futures. »

Hamlaoui MEKACHERA

 

NON A L'OUBLI

 C'est ainsi que M.Mallard , résistant, déporté , dédicace les ouvrages relatant son calvaire et celui de ses compagnons de misère.
Mercredi15 mai, invité par les Anciens Combattants, Raphaël Mallard, 90 ans, survivant du dernier convoi pour Buchenwald et de la marche de la mort a évoqué, avec retenue, sans haine mais sans complaisance, l'horreur de la déportation  et des camps de la mort lente qui avaient pour programme: le travail, les coups, le froid, l'insensé et surtout la FAIM.
 Dénoncé, arrêté par la Gestapo le 28 juillet 1944, torturé à la prison "Bonne Nouvelle" de Rouen, il est dirigé sur Compiègne d'où partira le dernier convoi pour Buchenwald.

Le jeune résistant de 21 ans travaille pendant 6 mois dans les mines de sel  et de potasse de Stassfurt: debout dès 4h30, l'appel du matin dans le froid, la journée entière au fond de la mine, l'appel interminable du soir.

Le 11 avril 1945, les alliés approchent, bombardent, ils ne doivent pas découvrir ce lieu d'horreur  donc  il faut évacuer le camp. Là commence la marche de la mort de 366km: partis à 360 déportés déjà exténués par 6 mois de mauvais traitements, 60 ont survécu.

Chaque jour, Raphaël voit ses compagnons tomber d'épuisement, massacrés pour des motifs insensés. Maintes fois, au cours de son récit, il pense à eux, c'est pour eux qu'il vient à nous. "Pour faire honneur à leurs derniers mots qu'on le sache..."
Seule, sa parole est vraie, donc voici quelques extraits de son livre " Avec le dernier convoi pour Buchenwald"
« 18 avril -  23 km -  12 morts - Bosch witz
Sur les bords du chemin les camarades assis ou étendus dans l'attente de la délivrance  - c'est à dire recevoir un coup de fusil en pleine tête - sont de plus en plus nombreux. A part quelques oignons nous n'avons  toujours rien à manger. Les SS détruisent les rustiques cannes que nous avions confectionnées...
Devant un tel spectacle, en traversant un village, des femmes crièrent: "Mais tuez-les donc" ...Nous avons compris par la suite qu'elles souhaitaient que notre souffrance soit abrégée.
20 avril - 20 km - 4 morts -Kurort-Hurta - Attribution d'1/2 litre d'eau au coucher avec 2 pommes de terre.
22 avril - 18 km - 7 morts – Dittersbach - Un bol de soupe pour la journée. La neige tombe à gros flocons.  Beaucoup marchent nu-pieds. Il est où ce printemps?
Pendant des mois entiers nous avons eu faim, sans trêve, sans cesse" »

Raymond Levasseur - Les loups de Germanie

Heureusement une camaraderie merveilleuse a pris corps confirmant notre foi dans notre pays:

LA FRANCE

 

   
 
2012
   

Cette année encore, comme par le passé, les Anciens Combattants avaient invité les habitants de la commune à venir se recueillir devant le monument aux morts et commémorer l'anniversaire de l'armistice qui mettait fin à la grande guerre de 1914-1918.
Après avoir déposé une gerbe de fleurs, le président Duramé fit l'appel des noms des soldats  d'Ectot morts au champ d'honneur et, après avoir observé une minute de silence, il prononça l'allocution dont voici la teneur:
Aujourd'hui 11 novembre 2012, nous voici à nouveau réunis afin de commémorer l'armistice du 11 novembre 1918. Partout en France, dans chaque ville, dans chaque village, nous nous unissons de mémoire pour célébrer la liberté retrouvée au terme de quatre années terribles, faites de douleurs, de larmes et de drames quotidiens. Toutes les familles furent touchées, endeuillées, laissant là, un parent, un ami, un fils, un père disparaître à jamais. Ils furent neuf millions, toutes nations confondues, amis comme ennemis, à mourir sur les champs de bataille auxquels il faut ajouter plus de six millions de mutilés de toutes sortes ! Chiffres effarants ! Rien que pour la France, la guerre tuait chaque jour 930 jeunes hommes et elle en mutilait autant...et ceci pendant les 1561 jours que dura le conflit. C'est dans la clairière de Rhetondes, le 11 novembre 1918, à 5 heures 15 du matin que les plénipotentiaires allemands acceptaient, enfin, les conditions d'armistice du maréchal Foch. Quelques heures plus tard, à 11 heures, les clairons sonnaient le cessez-le-feu tout au long de la ligne de front. C'était pour les survivants la délivrance et ils étaient sûrs d'avoir vécu la der des der...Hélas, ils se trompaient, et sur la courte durée d'une génération, moins de 21 ans plus tard, notre vieux continent allait subir à nouveau les déchirements d'un deuxième conflit mondial, plus meurtrier encore s'il est possible de l'imaginer.
Aujourd'hui, en 2012, toutes ces nations meurtries semblent avoir compris ce que sont la tolérance et le respect des droits de l'homme et nous nous réjouissons de constater que l'Europe soit devenue le symbole de la paix retrouvée.

C'est en 2008, il y a quatre ans seulement, que décédait, à l'âge de 110 ans, Lazare Ponticelli, le dernier Poilu de la première guerre mondiale. Ainsi disparaissait la toute dernière mémoire vivante de la Grande Guerre.
A nous maintenant d'entretenir cette mémoire et je terminerai par cette citation de l'historien Pierre Miquel qui disait que « la mémoire est une faculté de l'âme, et que l'âme fait de nous des êtres humains. Etre un homme, c'est se souvenir des défunts. Ce qu'ils ont fait est incroyable. Il faut les croire et surtout ne jamais les oublier. »
A l'issue de cette cérémonie, le verre de l'amitié attendait les participants dans les locaux de la mairie.

 

 

 

 

En ce 8 mai 2012, la France tient, une fois de plus à commémorer l'anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Après soixante-sept ans et au terme de ce conflit responsable de 45 millions de morts ! les plaies ne sont toujours pas refermées. Dans les nombreux pays frappés par la guerre, des familles entières pleurent encore des êtres chers, victimes innocentes de la barbarie nazie. La guerre et son cortège de malheurs a duré 78 mois, elle a affecté une quinzaine de nations et elle s'est déroulée sur terre, sur mer et dans les airs. Des armées entières s'y sont décimée, des centaines de villes ont disparu sous les bombardements aériens... La folie meurtrière des hommes a fait preuve d'un cynisme inouï. Fallait-il en arriver là pour mettre un terme aux dictatures d'un Hitler ou d'un Mussolini dont l'Allemagne et dont l'Italie furent les premières victimes ?
Le 8 mai 1945, la mission des nations démocratiques était enfin accomplie, mais au prix de quels sacrifices ! Gardons-nous aujourd'hui de ne jamais revivre pareil cauchemar... Si notre monde actuel, en ce début de XXI ème siècle , n'est pas toujours stable, si des conflits se font jour çà et là et si le terrorisme est loin d'avoir disparu, toutes proportions gardées  eu égard aux guerres  d'Indochine et d'Algérie, nous pouvons dire aujourd'hui que celle de 1939-1945 fut la der des der, paroles si chères à nos pères de la guerre de 1914-1918.
Aujourd'hui, 8 mai 2012, toutes ces nations se sont réconciliées, tous ces peuples, en particulier les jeunes générations ont enfin compris le sens profond de la fraternité qui les unit. C'est le message de paix que nous adressent tous ces soldats morts au champ d'honneur, toutes ces victimes innocentes écrasées sous les bombardements, assassinées dans les camps de l'horreur ou tombées sous les balles des pelotons d'exécution. Souvenons-nous aujourd'hui qu'ils ont donné leur vie pour que nous puissions vivre libres .
A l'issue de la cérémonie, les manifestants se retrouvèrent à la mairie pour le traditionnel vin d'honneur. Rendez-vous est donné au 11 novembre prochain pour la commémoration de la fin de la première guerre mondiale

 
 
2011
   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 11 novembre 1918, lorsque sonnèrent les clairons sur tous les champs de bataille annonçant le cessez-le-feu, la victoire de la France et de ses alliés, ce fut pour les héros rescapés de la Marne, de Verdun, du Chemin des Dames, un moment de liesse intense.

L'armistice mettait fin à quatre années de guerre, qui se soldèrent par un bilan tragique, plusieurs millions de morts et de blessés, des villages rayés de la carte, des familles décimées.

Le 11 novembre 1918, c'était l'espoir pour les survivants que cette guerre serait la dernière, que les sacrifices consentis pour affranchir le monde de la violence et de l'iniquité, garantiraient durablement à leurs descendants la liberté et la paix.

Hélas, après, d'autres conflits surgirent, tels la deuxième guerre mondiale, l'Indochine, l'Afrique du Nord et présentement, l'engagement de la France dans des opérations extérieures.

Ainsi donc, de nouvelles générations de combattants ont pris la relève des Poilus de 14-18 pour se rassembler devant les monuments et rappeler l'idéal de ceux qui ont combattu et souffert pour la France.

Devant l'ampleur des sacrifices, le 11 novembre 1918 a pris la valeur d'un symbole, celui de la fidélité à la Patrie et à sa défense.

Aujourd'hui, le 11 novembre doit demeurer un jour d'espérance et de paix, mais aussi et officiellement une Journée Nationale du Souvenir, en hommage aux Morts pour la France de toutes les guerres.

 

 

Les Anciens Combattants d'Ectot-lès-Baons avaient invité les habitants de la commune à se joindre à eux pour commémorer cette année encore l'anniversaire de l'armistice du 8 mai 1945.

La manifestation réunissait devant le Monument aux Morts une trentaine de personnes auxquelles s'étaient joints de nombreux élèves de l'école. Le Président fit l'appel des soldats " Morts pour la France " déposa la gerbe du souvenir et prononça une allocution dont voici le texte :

"Il y a aujourd'hui 66 ans prenait fin la deuxième grande tragédie du XXème  siècle. L'Allemagne nazie, vaincue, déposait les armes après 68 mois d'horreurs, de peines et de larmes. Tout avait alors commencé le 1er septembre 1939, 21 ans seulement après celle qu'on avait pourtant appelé la der de la der... Hélas, celle qui avait fait un million et demi de morts et autant d'invalides n'avait pas été la dernière. La France à peine relevée de ses ruines voyait son sol meurtri pour la deuxième fois. L'ennemi, vainqueur, allait occuper le pays pendant quatre longues années. Années de souffrances, années de deuils, années de destructions. Cependant la résistance s'organise et la folie meurtrière du IIIème Reich, qui s’en prend à l’Europe toute entière va à sa perte. La campagne de Russie sera le tombeau de l'armée allemande. Affaiblie sur le front de l’est, elle sera incapable de s’opposer au débarquement allié. C'est alors que l'espoir renaît. Malheureusement il va falloir encore passer par bien des épreuves avant de retrouver la liberté. Nos villes, bombardées, martyrisées, seront des champs de ruines quand sonnera l'heure de leur libération. Rouen puis Le Havre en seront les tragiques exemples et que dire de Caen détruite à plus de 75 pour cent ? A l'instar des pays asservis, la France pleure à nouveau ses  morts tant civils que militaires. Elle craint le pire pour le million et demi de prisonniers de guerre encore retenus sur le sol ennemi depuis plus de quatre ans. 1945 enfin ! L’Allemagne nazie est aux abois. Les deux fronts se rejoignent. La délivrance est proche et le 8 mai l'armistice est signé à Reims pour les alliés occidentaux. Un second armistice est signé le lendemain 9 mai à Berlin entre l'Allemagne vaincue et l'URSS. Soixante-six ans ont passé et au fil des années, les combattants et les témoins vont disparaître à leur tour. C'est pourquoi, plus que jamais, en ce jour du souvenir, il est de notre devoir d'associer les générations plus jeunes et en particulier les enfants à garder au fond de soi la signification de cet anniversaire. Si la guerre de 1914-1918 avait laissé, outre-Rhin, un esprit de revanche, il en va, fort heureusement, tout autrement pour cette dernière. La France et l'Allemagne se sont réconciliées et c'est bien là le message d'espoir qui anime chacun de nous.

 

   
 
2010
   

Le 11 novembre 2010

 

Nous commémorons le 92 ème anniversaire de l'armistice qui reconnaissait la victoire de la France et de ses alliés sur l'Allemagne du Kaiser.

Il mettait un terme à la grande guerre, une terrible hécatombe, qui a fait plus de 8 millions de morts et que les survivants, persuadés qu'une pareille folie ne se reproduirait pas, appelèrent la der des der.

Les Poilus étaient revenus de cette guerre pensant que leurs sacrifices n'étaient pas vains et qu'allait désormais s'ouvrir, grâce à eux et à leurs camarades morts pour la France, une ère nouvelle de paix et de liberté dans laquelle ils pourraient, ainsi que leurs enfants, vivre en citoyens libres et responsables.

Hélas, ce n'était qu'un rêve sans lendemain: 21 ans plus tard, en septembre 1939, Hitler et les nazis, animés par leur esprit de revanche et leur soif d'hégémonie, déclenchaient la seconde guerre mondiale, qui s'étendit aux cinq continents et fit beaucoup plus de victimes encore que la grande guerre. Cette fois-ci il s'agissait pour les pays occidentaux engagés aux côtés de la France de défendre la démocratie et la liberté, mais l'exemple avait été donné par nos aînés de 14-18 et il fut bien suivi, la leçon de civisme et de défense du territoire ayant bien retenue.

Certes, il n'y a plus aujourd'hui de survivant de ces vaillants combattants de 14-18. Le dernier nous a quittés en 2008. Raison de plus pour commémorer aujourd'hui, en leur honneur, cet anniversaire du 11 novembre 1918. Mais nous leur devons bien davantage encore : maintenant que le dernier d'entre eux a disparu, il est temps de faire du 11 novembre une " Journée Nationale de la Mémoire et du Souvenir " La France entière randant ainsi, ce jour-là, l'hommage qui est dû à tous ces soldats qui depuis des siècles sont morts pour la France sur tous les théâtres d'opérations.

Cette journée serait symbole de l'attachement des Français à leur Patrie et leur volonté de la défendre. Aujourd'hui, nous leur disons donc merci à nos glorieux anciens. Merci aussi à tous ceux qui ont défendu la France les armes à la main. Merci à ceux qui sauront reprendre le flambeau et manifester, par leur esprit civique et leur patriotisme, leur volonté de rester unis autour de nos trois couleurs pour défendre les valeurs que la France a toujours incarnées en Europe et dans le monde.

Le 11 novembre est un jour du souvenir; il doit être aussi un jour d'espérance et d'engagement pour que vive la France au sein d'une Europe unie, apaisée et fidèle à ses valeurs.

 

 
2009
   

Le 11 novembre 2009

Cette année, la manifestation du Souvenir devant le Monument aux Morts s'est déroulée le jour même du 11 Novembre. Par le passé les Anciens Combattants unissaient leur recueillement à la messe dominicale, le premier dimanche du mois, ce qui pouvait amener des décalages sensibles.
Donc cette année, le 11 novembre à 11 heures, anciens combattants, élus, habitants, enfants des écoles accompagnés de leurs maîtresses se réunirent dans la cour de l'école pour suivre M. Jacques Courvalet, porte-drapeau.
Devant la stèle du monument, le président Duramé déposa une gerbe de fleurs, fit l'appel des noms de nos héros « Morts pour la France » avant d'observer une minute de silence. Puis les enfants chantèrent avec application le premier couplet de la « Marseillaise » et le président fit la lecture de l'émouvante allocution du secrétaire d'état aux Anciens Combattants, Hubert Falco.
Tous les participants furent conviés à la mairie où le verre de l 'amitié les attendait. A cette occasion, Claude Duramé tint à remercier toutes les personnes qui ont répondu à son appel, en particulier M. le Maire, les Conseillers Municipaux et les enfants des écoles encadrés des enseignantes.
Le 5 Décembre ayant été déclaré:" journée de la commémoration de la fin de la guerre d'Algérie" la municipalité et les Anciens Combattants ont tenu à pavoiser la Mairie ainsi que le Monument aux Morts.

 

 

Commémoration du 8 mai 

  Il y a 65 ans aujourd'hui, l'Allemagne nazie déposait les armes après un conflit mondial qui avait duré plus de 5 ans. Que de ruines, que de souffrances, que de deuils! Des villes entières anéanties, des sinistrés par centaines de mille, des morts par millions : 45 millions! Quand on songe que la France de 1939 avait une population de 42 millions d'habitants...   Et que dire de ces innombrables camps de la mort où l'on exterminait les populations juives, tziganes et autres opposantes au régime assassin? Ce fut une guerre totale où des armées entières furent englouties : Russie, Afrique, Pacifique, Moyen-Orient, Extrême-Orient... et les populations civiles terrorisées par les raids aériens incessants faisant de nos cités des villes martyres.

   Aujourd'hui, plus d'un demi-siècle après, puisse notre jeunesse se souvenir de tous ces sacrifices et la réconciliation voulue par nos gouvernements être notre règle de conduite. Gardons à l'esprit l'amitié du Général De Gaulle pour le chancelier Adenauer et la chaleureuse poignée de main du Président Mitterrand et d'Helmut Kohl devant l'ossuaire de Douaumont. Nos jeunes, actuellement, entretiennent des liens d'amitié et il y a tout lieu de  s'en réjouir. Nos pères, nos grands-pères ont donné leur vie pour que nous puissions vivre libres aujourd'hui et leur sacrifice nous force à crier bien fort :

"Plus jamais çà!"

 

 
2008
   

 

Il y a tout juste un an, le 8 mai 2008, Julien Hinfray recevait des mains du Président Duramé, la médaille du Djebel. Période heureuse qui fut malheureusement de courte durée. L’état de santé de notre camarade empira de jour en jour jusqu’à l’issue fatale dans les tous premiers jours de la nouvelle année 2009. Plusieurs associations voisines vinrent unir leur drapeau au nôtre, apportant ainsi un juste réconfort aux circonstances douloureuses de ce deuil.

Ce 8 mai 2009 fêtait le 64ème anniversaire de l’armistice du 8 mai 1945.
Les anciens combattants, les habitants de la commune ainsi que les enfants de l’école, se sont réunis dans la cour de l’école afin de se rendre en cortège devant le Monument aux morts.
Appel des Morts pour la France,
Dépôt de gerbe de fleurs,
Recueillement, et allocution du Président
Chant de la Marseillaise.

Le cortège s’est ensuite rendu sur la tombe de Julien Hinfray pour y observer une minute de silence.
La cérémonie fut suivie d’un vin d’honneur, servi à la mairie à l’ensemble des participants.

 

   

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Ectot les Baons │ 2009